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 Invasion du parc marin de Mangrove à Muanda

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rénald

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MessageSujet: Invasion du parc marin de Mangrove à Muanda   Jeu 11 Fév - 10:35

Invasion du parc marin de Mangrove à Muanda par les constructions anarchiques, grave menace sur la biodiversité au Bas-Congo

Le parc marin de mangrove à Muanda à la côte atlantique congolaise subit l’assaut désordonné des constructions anarchiques sur ce site nécessitant la protection pour son intérêt environnemental évident, ce qui représente un grave danger pour la biodiversité et les écosystèmes ainsi menacés

Au Bas-Congo, le tourisme n’intéresse pas ceux qui sont appelés à le réorganiser. Les palétuviers, les mangroves, les tortues marines vont bientôt disparaître à cause de la méchanceté humaine. Depuis un certain temps, le parc marin de Mangrove, par exemple, site longeant le littoral de l’océan Atlantique sur la zone côtière de Muanda, est envahi par des constructions anarchiques. Plusieurs parcelles y sont distribuées sans que les vendeurs, les services du cadastre et les ayants-droit fonciers soient inquiétés par l’autorité établie. De somptueuses résidences et des hôtels y sont érigés sans aucune norme urbanistique.

Pour mémoire, le parc marin naturel de Mangrove va du secteur de Malela jusqu’à l’océan, en passant par les îlots du fleuve Congo dans le secteur de Assolongo. Le ministre provincial en charge du Tourisme et de la Conservation de la nature doit donc prendre ses responsabilités pour déloger tous ces constructeurs anarchiques qui y menacent la flore et la faune.
Il y a péril en la demeure, d’autant plus que sur le plan touristique et de la conservation de la nature, le territoire de Muanda occupe une place primordiale grâce aux différents sites qui rappellent la riche histoire qu’elle regorge, notamment l’océan Atlantique, ses plages Tonde et Mangrove, l’historique marché des esclaves congolais vendus en Amérique et la grande chaîne qu’utilisaient les esclavagistes qui les enchaînaient du marché jusqu’à l’océan où ils étaient embarqués dans des bateaux. Cette chaîne existe encore, elle est visible à la maison du chef du village à Nsiamfumu (Vista) à Muanda. Il ne faut pas aussi oublier le parc marin de Mangrove, d’une superficie de 76.000 hectares, qui a été créé en 1987 par le ministre des Affaires foncières.

Comme l’a écrit le confrère « Echos du Remacob » dans sa livraison de septembre -octobre 2009, le littoral atlantique bordé d’un écosystème typique est l’unique forêt qui existe à Muanda. Ce parc marin est constitué de palétuviers et des mangroves. A ce jour, il est victime d’occupations anarchiques et de la distribution désordonnée de parcelles. A l’allure où vont les choses, le bord du fleuve et les plages de l’océan risquent d’être vendus tout le long de la route de Banana.

De l’autre côté du parc marin de Mangrove, la population paysanne qui suit ce qui se passe à Ngoyo se remet à la coupe des arbres pour l’exploitation du charbon. En un mot, c’est la déforestation qui est déjà déclarée à Muanda. Dans l’océan même, on vit un autre scénario. Les tortues marines sont décimées par des braconniers à cause de leur bonne chair qui coûte cher sur le marché. En effet, la population qui est sous informée ignore totalement la loi sur la protection des espèces animales, aquatiques et végétales rares. C’est le cas aussi des lamantins actuellement sous grave menace de disparition sans que les précautions et dispositions d’usage n’intéressent suffisamment les instances compétentes appelées à veiller à la protection de ces espèces rares de faune aquatique dont l’embouchure du fleuve Congo a été providentiellement dotée par la nature.

Le parc marin de Mangrove doit être protégé à cause de sa biodiversité qui est constituée, outre ces lamantins, de tortues marines, des hippopotames, des oiseaux rares tels les canards, les chouettes, les siffleurs ombrettes, les hérons, les francolins, etc. Curieusement au Bas-Congo, le tourisme, qui est générateur de recettes dans beaucoup de pays d’Afrique, ne préoccupe pas ceux qui devraient le réhabiliter pour permettre au Trésor public de réaliser des recettes.

Qui sait par exemple qu’à Gombe-Matadi, il y a le monument de Mfumu-Lutunu, le premier cuisinier nègre de Stanley, sans oublier la ville de Boma aux multiples sites touristiques. Il y a beaucoup de choses à découvrir à Muanda, Tshela, Luozi, Kimpese, Mbanza-Ngungu, Inkisi, Luila, Mbata Kulunsi à Mfidi-Malele. Mais l’attentisme des autorités provinciales dans ce domaine étonne, bien qu’un ministère existe à cet effet.

Washington Lutumba/Le Potentiel
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