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 indésirables dans les étangs genevois ???

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rénald

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Localisation : SUD Vaucluse

MessageSujet: indésirables dans les étangs genevois ???   Mer 26 Mai - 16:07

Tortues de Floride et poissons rouges indésirables dans les étangs genevois

On les appelle «invasives» ou «néophytes». Ce sont ces espèces animales ou végétales qui, introduites volontairement ou involontairement sur notre territoire, gagnent la plupart du temps la lutte concurrentielle avec les espèces indigènes.

Le buddleia ou arbre à papillons, la renouée du Japon, le solidage ou l’ambroisie sont des plantes qui posent des problèmes insurmontables dans les milieux naturels, comme ce fut le cas dans la zone alluviale de l’Allondon, où elles sont capables de modifier considérablement le milieu.

Les espèces animales ne sont pas en reste. Dernièrement, la Direction générale de la nature et du paysage a procédé à la première réintroduction de la cistude, seule espèce de tortue aquatique de Suisse, dans un étang renaturé des bois de Jussy. Or, il s’agit d’un plan d’eau dans lequel vit un grand nombre de poissons rouges!

Ceux-ci ne sont pas venus là par eux-mêmes puisqu’il ne s’agit pas d’une espèce sauvage. Ils ont été jetés par des personnes qui n’en voulaient plus chez eux, qu’ils en aient eu marre de les voir tourner en rond dans un bocal ou que les enfants leur aient soudain préféré un hamster. Le problème est qu’il eût mieux valu les rendre au magasin. Et en aucun cas les relâcher dans la nature. C’est du reste interdit.
Compétition alimentaire

Les étangs genevois sont pleins de ces carassins ainsi introduits artificiellement et qui prolifèrent très vite. «Au début, les hérons les voient bien et les attrapent, explique l’inspecteur cantonal de la faune Gottlieb Dändliker. Mais dès la seconde génération, ils perdent leur robe rouge et deviennent gris, ce qui les protège mieux des prédateurs.» Ils ont alors tout loisir d’entrer en compétition alimentaire avec les amphibiens. Les plus gros se délectent même de leurs larves et de leurs œufs.

DaCertes tolérées dans des étangs comme au parc des Eaux-Vives, elles sont systématiquement combattues dans la réserve du Moulin-de-Vert où l’on trouve des cistudes. Mais il est impossible de procéder de la sorte partout et le risque de domination n’est pas bénin.

Le Centre de protection et de récupération des tortues de Chavornay ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] est l’endroit où il faut rendre sa tortue de Floride, si le magasin ne la reprend pas. Sur 5000 tortues qui sont recueillies au centre, 80% sont des tortues aux tempes rouges!ns l’étang où ont été réintroduites les cistudes, des nasses tentent d’attraper ces poissons rouges. «Mais c’est impossible de les éliminer. Tout au mieux peut-on stabiliser ou légèrement diminuer la densité.» Un autre moyen de lutte consiste à assécher momentanément l’étang. «Cela ne pose pas de problème aux batraciens, détaille Gottlieb Dändliker, tandis que l’opération est fatale aux poissons.»

La meilleure solution pour éradiquer les poissons rouges des étangs naturels genevois, c’est de renoncer à les y mettre. Certes, ils y sont heureux, mais la faune indigène a tout à perdre. En revanche, ils peuvent avoir leur place dans les bassins artificiels des parcs d’où ils ne peuvent pas s’échapper.

Elles finissent à Chavornay

Autre espèce invasive, qui est pourtant interdite à l’importation: la tortue de Floride ou tortue à tempes rouges. Produites en masse aux Etats-Unis, elles sont généralement vendues encore jeunes. Mais, même si elles grandissent lentement pour atteindre jusqu’à 2 kg, elles finissent par insupporter leurs propriétaires. Le nettoyage des aquariums devient vite une corvée.

S’en débarrasser dans la nature pose à nouveau un problème. Ce sont des prédatrices d’autres espèces, en particulier la cistude d’Europe, pratiquement disparue de Suisse. Elles se nourrissent également de larves de libellules, de têtards. Elles peuvent transmettre des maladies et risquent d’engendrer des hybridations.
Certes tolérées dans des étangs comme au parc des Eaux-Vives, elles sont systématiquement combattues dans la réserve du Moulin-de-Vert où l’on trouve des cistudes. Mais il est impossible de procéder de la sorte partout et le risque de domination n’est pas bénin.

Le Centre de protection et de récupération des tortues de Chavornay ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] est l’endroit où il faut rendre sa tortue de Floride, si le magasin ne la reprend pas. Sur 5000 tortues qui sont recueillies au centre, 80% sont des tortues aux tempes rouges!
affraid affraid affraid
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