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 Un programme de réintroduction sauve la tortue géante

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rénald

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MessageSujet: Un programme de réintroduction sauve la tortue géante    Mer 30 Juin - 17:50

Un programme de réintroduction sauve la tortue géante des Galapagos

D'après le Guardian. La réintroduction d’espèces que Charles Darwin a côtoyées suscite l’espoir pour d’autres. Des scientifiques ont réussi à réintroduire les tortues géantes aux Galapagos où l’espèce avait frôlé l’extinction. Dans le reste de l’archipel, l’espoir renaît.

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Le nombre de tortues géantes sur l'île d'Hispanola est passé de 15 dans les années 70 à 1 500 Crédit photo : © Daoud - Fotolia.com


La semaine dernière, l’observation d’Hispanola, l’île la plus méridionale, a confirmé, que les efforts entrepris pour réintroduire des petits de tortue géante avaient porté leurs fruits : la population atteint désormais 1 500 individus. Le projet a pour but de replonger à l’époque où l’homme n’avait pas encore éradiqué l’espèce qui a inspira à Charles Darwin sa théorie de l’évolution. « C’est la fin heureuse d’une histoire triste », résume Johannah Barry, présidente de Galapagos Conservancy, une organisation basée en Virginie et qui a en partie financé l’étude.
Les résultats préliminaires de l’étude, conduite sur 10 jours par les gardiens du parc national des Galapagos ont révélé que l’albatros, le cactus et la végétation boisée ont également entamé leur convalescence, redonnant à l’île un aspect proche de celui qu’avait pu observer Darwin deux siècles auparavant.

« Une des espèces de tortue géante (Geochelone hoodensis) ne comptait plus que 15 individus dans les années 70 alors qu’elle était très répandue auparavant », explique Washington Tapia, un employé du parc qui a mené l’observation en utilisant des appareils électroniques pour suivre les animaux. « Pendant l’expédition, nous avons découvert des nids, des tortues tout juste sorties de l’œuf et des adultes, tous nés à Hispanola. Ce qui indique que la population se porte bien. »
La population est à présent comprise entre 1 500 et 2 000 individus, poursuit Linda Cayot, conseiller scientifique à Galapagos Conservancy. « Nous pourrons affiner nos conclusions quand les résultats de l’observation seront analysés. » La population d’origine était estimée à 5 000 individus avant de devenir le mets privilégié des marins de passage.
Le succès du projet a permis la mise en œuvre d’un plan similaire sur une autre île, Pinta, avec les mêmes espèces, dans l’espoir de recréer un écosystème « pré-humain ». Les îles volcaniques éparpillées sur presque 1 000 kilomètres à l’Ouest de l’Equateur sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO et sont le refuge de dizaines d’espèces endémiques. 95 % des 4 800 km² du territoire sont des zones protégées. « C’est vraiment incroyable de se trouver dans un des rares endroits où l’on peut observer l’évolution en temps réel », se réjouit Henry Nicholls, ambassadeur du Galapagos Conservation Trust. Il considère la réintroduction de la tortue géante d’Hispanola comme une très bonne nouvelle. « C’est une espèce emblématique qui capte l’attention du public ».

Les autorités ont décidé de massacrer les envahisseurs dans les années 70 en faisant appel à des équipes de tireurs d’élite mais quelques chèvres ont survécu, se sont reproduites et le problème persista jusqu’aux années 90 où l’on utilisa des hélicoptères, des chiens et des systèmes de traçage radio. La nouvelle méthode consistait à utiliser des chèvres Juda munies de colliers électroniques permettant de retrouver les troupeaux furtifs. « Mois après mois, les tireurs revenaient, tuaient toutes les chèvres sauf les Juda. Une fois les troupeaux éradiqués, les Judas furent tuées à leur tour », explique Nicholls.

La menace pour les espèces endémiques a fait qu’il y eut peu de protestations à propos du massacre des chèvres. « Le public n’a pas contesté ces mesures car les tortues étaient en danger », dit Barry. Les scientifiques ont déplacé 15 tortues géantes, les dernières de leur espèce, depuis leur habitat dévasté sur Hispanola vers un lieu de reproduction en captivité. Une fois les chèvres éradiquées, les petits nés du programme furent réintroduits sur l’île.

« Les tortues ont commencé à jouer leur rôle d’architecte de l’écosystème », précise Tapia, directeur de la mission d’observation de l’île. « Nous pouvons dire avec certitude que l’intégrité écologique d’Hispanola est en train d’être restaurée. Un plan similaire pour repeupler Pinta, dans le Nord de l’archipel est en cours d’élaboration. » Cependant, la seule tortue encore en vie de Pinta, Lonesome George, ne s’est jamais reproduite malgré des décennies passées en captivité.


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