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 Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice

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Mariel

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MessageSujet: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Lun 21 Avr - 22:24

Journée Biologique du Parc Phoenix Nice le 19 avril 2008
Sur le thème de la Tortue.


Les mémoires avec les différentes interventions sont proposés à la vente et peuvent vous être envoyés, merci de MP pour les conditions.

De nombreux intervenants se sont succédés tout au long de la journée. Tous aussi intéressants les uns que les autres.


Je vais faire ici un résumé de chaque intervention étant consciente que cela n’apportera pas le détail et la richesse de chaque topo, mais cela donnera déjà une idée du sujet traité. (euhhhh trop difficile de résumer tant tout est intéressant alors j'en mets un max..!!)


Ces résumés sont tirés des interventions écrites et recueillies dans un mémoire publié par le Parc Phoenix.

I – « La tortue, pour vous, c’est quoi ?? »

Intervenants Laetitia Mourand et Mylène Muller de Marineland Antibes (06) (tortue marine)

Cette question est le point de départ d’une action de préservation.

Il est évident qu’il est impossible de mettre en place une véritable politique de protection d’une espèce si l’opinion publique n’adhère pas à cette préoccupation. Pour qu’une réglementation soit appliquée, elle doit être entendue, comprise et acceptée par le plus grand nombre.

L’image de la tortue dans l’esprit du grand public – il semble donc intéressant de s’interroger sur l’image qu’incarne la tortue dans l’esprit de nos concitoyens non-spécialistes. Ces équipes se proposent de dessiner un état flash de cette image, d’appréhender le niveau de connaissances sur l’écologie des tortues, et la marine en particulier, et d’apprécier ainsi le niveau de sensibilisation du public.

La Méthode d’investigation - Travail dans la région sur le sujet de : la tortue - les sujets interrogés ont de 5 à 65 ans. Intérêt de découvrir l’imaginaire associé à la tortue ds l’esprit des plus jeunes… Il est plus efficace de toucher les jeunes enfants, très réceptifs à toute information et peu encombrés de préjugés ou d’idées reçues.

2 méthodes sont mises en œuvre :

- le sondage quantitatif avec passation de 150 questionnaires QCM auprès d’enfants de 7 à 12 ans, scolarisés,
- l’entretien qualitatif filmé avec public de tous âges…

Le Contenu

Les questions portent sur 4 thèmes : les notions de base sur la biologie animale, - la distribution des espèces dans notre environnement proche, la protection des tortues et le comportement à adopter face à cet animal

Elle permettent de dégager les grandes tendance suivants : - le niveau de connaissances plus ou moins réaliste sur l’animal lui-même – la prise de conscience de l’existence de l’animal dans nos régions – la protection est-elle perçue comme une nécessité ou une option – l’implication personnelle face à l’animal.

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-



II - Prévention de la pathologie des tortues liée à la captivitéPar le Docteur Brieux Fertard Vétérinaire

Introduction

Les tortues sont souvent considérées comme des animaux trés résistants. Leur carapace, leur lenteur, leur longue durée de vie potentielle confortent cette idée et semblent en faire des animaux de compagnie idéaux.
La réalité est pourtant différente. Les tortues sont trés spécialisées et bien adaptées aux conditions, parfois rudes, de l'environnement naturel qui les a sélectionnées espèce par espèce.
Tout déplacement de ces animaux hors de leur milieu naturel génère inévitablement des contraintes nouvelles qui auront, selon l'intensité du changement et l'adaptabilité propre à l'espèce, des conséquences plous ou moins importantes pourleur santé. Cela reste longtemps vrai pour les individus nés en captivité, même après des générations. Il est essentiel d'en comprendre les principales raisons.

Le Constat de la pathologie chez les cheloniens

Cette discipline observe les dysfonctionnements de l'organisme et les effets sur lui des éléments perturbateurs présents dans l'environnement (bactéries, toxiques, éléments physiques...)
Un couple de tortues produit environ 200 oeufs dans son existence... seuls deux bébés auront une vie comparable à leurs parents. Les autres seront victimes de la maladie, de la prédation. Seuls survivent les plus adaptés et non pas les plus forts dans l'absolu !
En captivité ce sont bien les individus les plus adaptés aux conditions offertes qui survivent. Mais lors de changement (propriétaires par exemple) l'environnement sera différent et les qualités sélectionnées risquent fort de ne plus être les bonnes.

Une étude a été faite dans le 06 sur des sujets en captivité,(sur 3 groupes d'espèces trés courantes en captivité) pour étudier les motifs de consultation vétérinaire et ainsi connaitre les dominantes pathologiques. Total de 874 consultations :

- 400 consultations de tortues hermann
- 376 consultations de tortues grecques
- 98 consultations de tortues aquatiques américaines

Si l'on sépare les causes de consult en 3 catégoreis (environnementale: défauts dans la maintenance ou l'alimentation : mécanique : traumastismes et infectieuse : maladies dues à des agents biologiques) on obtient le tableau suivant :



tortues grecques /Tortues Hermann /T. Aquat. am

Causes environnem. 12% 22% 30%
Cause mécanique 16% 46% 18%
Cause infectieuse 57% 12% 28%
Autres 15% 20% 24%


les causes princ. sont différentes dans les 3 groupes.

Pour la tortue hermann (peau-carapace 40,5%) (génital 8,5%) (ostéo-articulaire 8,3%) (digestif 7%) (respiratoire 5%) (nerveux 2,5%)
Pour la tortue grecque (respiratoire 45,5%) (peau carapace 13,8%) ostéo-articulaire 7,5%) (digestif 6,9%) (oculaire 5,1%) (auditif 4,5%)
Pour la tortue aquatique N.Am. (peau carapace 24,5%) (ostéo-articulaire 13,3%) (génital 13,3%) (respiratoire 9,2%) (digestif 6,1%) (auditif 5,1%)

En résumé :; fréquence des traumatismes de la carapace - problèmes infectieux les plus nombreux chez les grecques à cause de la rhinite contagieuse (43,4% des consultations ds cette espèce !).
Chez la hermann les affections d'origine mécanique dominent par défaut car les problèmes de ponte sontmoins nombreux en jardin et parce que la rhinite infectieuse a une incidence trés faile chez cette espèce dans la région PACA.

Les particularités des tortues
La carapace : son rôle protecteur est à double tranchant.. facilement fractuée car sensible aux chocs. Elle ralentit leurs déplacements et semble même attirer les prédateurs carnassiers qui la mordent et la rongent.

La chaleur :
Les reptiles (hétérothermes) ne produisent pas de chaleur et ne disposent pas non plus de mécanisme efficace pour l'évacuer.La chaleur excessive ou insuffisante les immobilise puis les tue.Une température inadaptée à leurs besoins spécifiques perturbe leur métabolisme et affaiblit rapidement leurs défenses immunitaires. Les tortues méditerranéennes essayent de maintenir leur température centrale entre 30 et 32° C par insolation intermittente dans la journée en été.

La lumière :
Les tortues sont des animaux diurnes, dépendants du rayonnement ultra-violet solaire pourla synthèse cutanée de la vitamine D3 indispensable à l'assimilation du calcium présent dans le bol alimentaire

L'humidité :
Un excés de sècheresse durant la croissance des tortues terr. favorise la croisssance dite "pyramidale" des plques cornées. Un excès d'humidité favorise les problèmes respiratoires et les infections mycosiques ou bactériennes de la peau et de la carapace..

Les besoins alimentaires :
Elles ont des besoins en calcium élevés, surtout pdt la croissance. Elles sont également carençables en divers éléments (vitamine A et selon leur alimentation en vitamine B1 chez les aquatiques)

L'oviparité :
Toutes les tortues sont ovipares et requièrent des conditions précises pour que la ponte se déroule normalement.

Le comportement social :
Les tortues sont nidifuges (autonomes dès leur naissance). On peut occasionnellement observer une dominance pouvant diminuer l'accès à la nourriture des plus faibles. Chez les mâles des attitudes violentes d'incitation à l'accouplement par heurt de la carapace et morsure des femelles sont à l'origine de blessures parfois graves.
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Mariel

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MessageSujet: suite du résumé à fusionner !!   Mar 22 Avr - 22:34

La prévention des maladies et accidents

Il est rapporté ici que les affections qui représentent la grande majorité des consultations. Il ne sera exposé que leurs causes et les moyens de les prévenir (les pourcentages concernent les 3 groupes confondus) :

Les lésions d’origine mécanique :

dans cet échantillon, elles représentent 25 % des consultations dont plus de la moitié (13,3%) d’atteintes de la carapace (fractures et pertes de substance).

-La majorité de celles dont la cause est connue est due à des morsures de chien (45%) qui considèrent les tortues comme des os sur pattes.

-Viennent ensuite les morsures et heurts pour l’accouplement (18%), dans la nature la quantité de tortues est de l’ordre de une tortue pour deux hectares , Donc en captivité les espaces étant réduits, les femelles sont sans cesse agressées. La solution est soit de séparer les mâles des femelles, soit prévoir un ratio de un mâle pour 4/5 femelles.

- les morsures de rongeurs particulièrement pendant l’hibernation (16%), car hibernantes les tortues sont un garde-manger pour les rongeurs carnassiers comme les rats. Il faut protéger les lieux d’hibernation ou placer les animaux en caisses grillagées.

-puis les tondeuses à gazon et les rotobroyeurs (8%),

- les écrasements par des véhicules et portails automatiques (6%)

-et enfin les chutes (6%), particulièrement des balcons.


La rhinite contagieuse des tortues grecques :

elle représente presque la moitié des consultations de cette espèce (43,4%) et est une catastrophe pour les élevages. Il faut insister sur la gravité de cette affection qui fait également des ravages chez les espèces exotiques, particulièrement lorsqu’elles sont en contact avec les tortues grecques.

La rhinite est due essentiellement à une bactérie atypique (mycoplasme), parfois associée des virus (herpès-virus particulièrement). Les mycoplasmes peuvent être simplement portés par l’organisme et les symptômes n’apparaître que lors d’un stress d’élevage (climatique, déplacement, sur-densité, environnement défectueux), tout au moins en extérieur dans notre région.

Les tortues grecques du Maghreb peuvent porter la bactérie mais ne présentent habituellement pas de symptômes dans leur pays.

Malheureusement, quand elles sont introduites illégalement en France, elles expriment souvent la maladie rapidement après leur arrivée. On sait maintenant guérir les symptômes mais l’animal contaminé reste probablement porteur à vie et contagieux, même en phase asymptomatique. Les rechutes sont fréquentes. La prévention est très difficile. Les tests sérologiques de dépistage ne sont pas disponibles en France et aucune durée minimale de quarantaine ne peut garantir l’indemnité d’une tortue.

IL EST INDISPENSABE DE NE PAS ACHETER ET IMPORTER DES INDIVIDUS SAUVAGES, pour des raisons légales, morales et sanitaires.

Carence calcique et vitaminique :

en pratique on rencontre deux types de carence majeure : les carences d’eapport (calcieum dans toutes les espèces, vitamine A surtout chez les jeunes aquatiques carnivores) et les carences de synthèse cutanée (vitamine D3). La carence en vitamine D3 apparaît chez les individus qui ne sont pas exposés au rayonnement solaire ou qui n’ont pas de complémentation alimentaire en cette vitamine.

La prévention passe par l’exposition au soleil direct (pas à travers une vitre qui est opaque à ce type de rayonnement). En cas de terrarium toute l’année ou l’hiver il convient d’utiliser un éclairage UVb pour reptiles, placé entre 20 et 40 cm au dessus des animaux, ou de complémenter l’alimentation à l’aide de mélanges polyvitaminés (avec l’aide d’un spécialiste, la vitamine D3étant très toxique en excés).

La carence en calcium est en fait le plus souvent un déséquilibre de la balance phospho-calcique alimentaire. Ce rapport doit au moins être supérieur à 2 chez les jeunes tortues. Si l’aliment est très carencé en calcium, ou s’il ne l’est pas mais est trop riche en phosphore, l’animal ne peut pas stocker de calcium dans son squelette et peut même subir une fuite du calcium déjà en place (ramollissement de la carapace et du squelette). De nombreux autres troubles locaux (croissance anormale du bec supérieur par exemple) ou généraux (troubles neurologiques, apathie, anorexie) sont liés à ce trouble majeur.

La prévention passe par une alimentation équilibrée (pas de salade comme plat unique chez les tortues terrestres, ni de viande chez les tortues aquatiques : rapport phospho-calcique catastrophique de 0,04 pour ce dernier aliment !). Elle passe également, si nécessaire, par une supplémentation de la ration en un sel de calcium (carbonate, gluconate, phosphate tricalcique) ou un apport libre (coquilles d’œufs broyées, os de seiche, blocs pour pigeons etc..).

La carence en vitamine A touche surtout les jeunes tortues aquatiques carnivores nourries avec de la viande, du jambon, des crevettes séchées. Elle provoque des troubles locaux oculaires (conjonctivites, blépharites, hypopion etc..) ou généraux par dégénérescence des épithéliums. C’est un problème grave et fréquent qui doit être combattu par une alimentation équilibrée et variée, riche en proies entières et bannissant les aliments précédents.

Beaucoup d’espèces aquatiques (particulièrement nord-américaines) consomment aussi des végétaux qu’il convient de leur présenter. Attention, comme la vitamine D3 et à l’inverse du calcium, la vitamine A en excès est toxique. Il faut donc se méfier des supplémentations réalisées sans conseil avisé. Enfin, bien-sûr, des conditions de température insuffisantes ne permettent pas une assimilation suffisante des nutriments et créent une situation multi-carentielle. La croissance, quand elle est encore possible, est alors très ralentie et présente de graves anomalies.

La rétention d'oeufs.

Ce trouble est typiquement lié à la captivité et particulièrement grave parce qu’il conduit à la péritonite et à la mort. Il est largement sous-diagnostiqué car peu expressif (anorexie, grattage du sol, phase où la tortue essaye avec acharnement de sortir de son enclos ou de son bassin). Dans notre échantillon, son incidence est de 19,3% des consultations de femelles chez les aquatiques, 18% chez les hermann et 8,6% chez les grecques.

Il faut noter qu’un femelle isolée peut pondre des œufs non fécondés des la maturité sexuelle. Au moment de la ponte s’enclenche un processus stéréotypé : recherche d’un lieu, creusement du trou de ponte avec les membres postérieurs, dépôt des œufs, recouvrement du nid. Les 3 premières phases peuvent être perturbées par l’environnement et conduite à une rétention des œufs dans les oviductes.

Les femelles disposent de la possibilité de différer quelques temps (environ 15 jours au maximum) le dépôt des œufs. Ensuite, soit elles entrent en rétention, soit elles pondent leurs œufs quand même, entraînant souvent une rétention partielle. On trouve alors les œufs pondus sur le sol, ou dans l’eau du bassin pour les aquatiques. Les situations les plus dramatiques sont bien entendu celles des femelles aquatiques logées en pleine eau et les terrestres loges sur un sol dur (balcon par exemple).

La prévention consiste à éviter ce type d’environnement, à fournir du calme aux femelles en ponte et un sol correct (terre malléable et non du sable), correctement ensoleillé. Un sol encombré de racines ou de cailloux bloquera la phase de creusement. Les sollicitations continues des mâles perturbent également la ponte.
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Mariel

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MessageSujet: résumé.. suite !!   Mar 22 Avr - 23:01

Otite Moyenne

Ce trouble courant constitue une entité pathologique bien définie (accumulation de pus dans la cavité de l'oreille moyenne, juste en arrière de l'écaille tympanique).

Le traitement est essentiellement chirurgical.

La cause ne doit pas être recherchée dans l'oreille, mais dans la bouche où l'infection commence et se transmet ensuite par la trompe d'Eustache. Le mauvais état des muqueuses augmente la fréquence des cas (carence en vitamine A, rhinite contagieuse des tortues grecques).

Par rapport aux tortues d'Hermann, dans notre échantillon qui est situé dans leur zone climatique d'origine, l'incidence est 15 fois plus élevée chez les tortues grecques et 17 fois plus chez les aquatiques qui, elles, ne sont pas dans leur climat exact.

La prévention passe par un environnement et une alimentation corrects et équilibrés (c.f. rhinite et carences).



Syndrôme post-hibernation :

A la fin de l'hiver apparaissent en consultation vétérinaire, des tortues en mauvais état général. elles sont souvent anorexiques, apathiques, déshydratées et présentent fréquemment un ictère ("jaunisse").

Pour les tortues méditerranéennes et beaucoup de tortues aquatiques nord américaines, la meilleure façon de passer l'hiver est d'hiberner, y compris pour les jeunes de l'année.

Mais cela nécessite deux conditions : un état général correct avec en particulier un poids suffisant pour leur taile, un aspect et un comportement normaux, un appétit correct, disposer d'un lieu d'hibernation ayant ne temprature moyenne stable de 5 à 10° de mi novembre à mars. Elle ne doit jamais descendre au dessous de 2°C.

Dans le cas contraire il est préférable d'éviter l'hibernation. Il faudra alors mantenir articiellement les animaux dans des conditions estivales en terrarium avec chauffage, éclairage enrichi en UV et chauffage correct.

Trop d'animaux sont gardés l'hiver la température d'un apartement c'est à dire autour de 20°C. Ces températures intermédiaires sont néfastes. Ils mangent mal ou pas, se déshydratent, épuisent leurs réserves et contractent des infections respiratoires ou digetives par baisse de leurs défenses immunitaires. Ils finissent souvent l'hiver avec des atteintes hépathiques ou rénales graves, même s'ils peuvent parfois résister tant bien que mal à de telles conditions pendant des années.

Selon les circonstances il faut donc effectuer un choix clair : FAIRE HIBERNER ou MAINTENIR LES ANIMAUX SUR UN RYTHME ESTIVAL



Lésions infectieuses de la peau et de la carapace des tortues aquatiques :

Le milieu aquatique, particulièrement lorsqu'il est correctement chauffé et riche en matières organiques (excréments, restes de repas), favorise la pullulation bactérienne et donc le développement et la transmission des infections.

Ce sont les bactéries d'origine digestive (entérobactéries) qui prédominent, avec parfois l'intervention de bactéries plus spécifiques comme les Beneckea transmises par les petits crustacés distribués comme alimentation et qui s'attaquent à la kératine de la carapace.

La peau et la carapace (U..S.D. : Ulcerative Shell Disease) sont les premiers organes atteints avec dans certaines formes une généralisation de l'infection à tout l'organisme (S.C.U.D. : Septicemic cutaneous ulcerative disease, due à une entérobactérie, Citrobacter).

La prévention passe par une bonne hygiène du milieu (filtration suffisante, renouvellement de l'eau), la limitation de la densité animale et la préventiond es blessures et morsures.




PARASITOLOGIE DES TORTUES :
LES HELMINTHES
Stéphane Gagno CRCC Village des Tortues

Introduction
Les helminthes ont été étudiés chez les tortues depuis de nombreuses décennies.
Ces parasites ont une forte incidence aussi bien chez les populations sauvages que sur les populations captives.
Pour les captives, le stress (captivité, mélanges d’individus d’espèces différentes), mauvaises conditions de vie, déplacements…..) sont autant de facteurs qui favorisent l’effet pathologique de certains helminthes.
Principalement trois embranchements concernent les Chéloniens :
- Les Némathelminthes
- Les Acanthocéphales
- Les Plathelminthes

BIOLOGIE
LES NEMATHELMINTHES

Les nématodes sont des vers ronds (section circulaire), cylindriques, à symétrie bilatérale, non segmentés, et aux extrémités amincies . Ils n’ont pas de cils à la surface du corps. La cuticule de la paroi du corps est complexe, épaisse et constituée de collagène. Ces vers mesurent de quelques millimètres pour les formes libres du sol, à plusieurs mètres pour certaines formes parasites.

Le dimorphisme sexuel est en général assez net. La femelle est généralement plus grosse que le mâle.

Les nématodes se développent suivant un cycle direct, l’œuf ou la larve, libres dans le milieu extérieur étant ingérés par l’hôte définitif (espèces monoxènes) comme les Oxyuroidea ou indirect avec un ou plusieurs hôtes intermédiaires (espèces hétéroxènes), comme les Drancunculoidea et les Filaroida.

La femelle pond
- soit des œufs non segmentés ou renfermant un morula : espèces ovipares
- soit des œufs embryonnés : espèces ovo-vivipares,
- soit des embryons ou larves libres : espèces vivipares

LES ACANTHOCEPHALES

Vers cylindriques, non segmentés, dépourvus de tubes digestif, possédant une trompe antérieure rétractile. Dimension : de quelques millimètres à une cinquantaine de centimètres. Mâles beaucoup plus petits que les femelles. Couleur externe = blanchâtre, orange, jaune, rouge.

Les Acanthocéphales sont tous parasites internes d’arthropodes à l’état juvénile, et de l’intestin de vertébrés à l’état adulte.

LES PLATHELMINTHES
Comportent 3 classes principales :
Les turbellariés (formes libres), les Trématodes et les Cestodes.

Vers plats dont le tube digestif ne comprend qu’une seule ouverture ventrale, qui joue le rôle de bouche et d’anus.
La taille va de moins de un millimètres à 5 mètres pour certains parasites.
A l’intérieur du mésoderme, les organes forment des systèmes : système nerveux, système respiratoire, système reproducteur complexe…., mais il n’y a ni système circulatoire, ni respiratoire.
Ils sont souvent hermaphrodites.

Classe des trématodes
Vers non segmentés dont le tube digestif est incomplet et dépourvu d’anus. Hermaphrodites et possédant une cuticule non ciliée au state adulte.

Deux sous-classes concernent les tortues :

- Les monogènes qui sont ectoparasites, avec un cycle de vie direct, dans hôte intermédiaire (monoxènes),
- Les Digènes qui sont endoparasites. Dotés d’organes de fixation et hermaphrodites. Ils requièrent un ou plusieurs hôtes intermédiaires, un 1er hôte qui est toujours un mollusque aquatique, puis éventuellement un second hôte intermédiaire (batracien ou poisson ou un arthropode aquatique, ou un reptile qui transmettra les parasites à un autre reptile, un mammifère ou un oiseau, hôtes définitifs du cycle.
Les reptiles peuvent donc jouer à la fois le rôle d’hôte définitif et d’hôte intermédiaire.

INCIDENCE CHEZ LES TORTUES

23 familles de nématodes

sous-classe Secernentea
L’ordre des Ascaridida est représenté chez les chéloniens par 4 super-familles
- Ascaridoidea (tortues de tous les milieux) affecte muscles striés et cardiaques, l’estomac, l’œsophage ainsi que l’intestin grêle
- Cosmocercoidea (chez différentes espèces de tous les milieux ) , se retrouvant principalement dans l’intestin et plus rarement dans le rectum, le caecum et l’estomac.
- Heterakoidea : elle a un très faible impact sur les tortues avec seulement 4 genres impliqués dont 2 sont discutables.
- Seuratoidea : elle concerne uniquement quelques tortues d’eau (trionyx, trachemys….) et une tortue marine (C.caretta). Ont été trouvé au niveau de l’estomac, l’œsophage et dans l’intestin grêle.

L’ordre des Oxyurida avec la super famille Oxyuroida.
Deux espèces ou plus se trouvent fréquemment dans le même individu hôte.

L’ordre des Strongylida est représenté chez les chéloniens par 3 super familles :

- Strongyloidea : elle ne concerne que deux espèces de tortues de terre et une espèce aquatique. Les parasites sont mentionnés au niveau de l’intestin, de l’œsophage et de l’estomac.
- Diaphanocephaloidea : le genre Kalicephalus est signalé chez trois espèces de tortues terrestres dans le tractus digestif.
- Molineoidea : seul deux genres sont observés chez quelques tortues d ‘eau et une semi aquatique

L’ordre des Spirurida est bien représenté par 6 super-familles :
- Filarioidea : concerne quelques tortues d’eau et une espèce semi-aquatique, affectant le système sanguin.
- Gnathostomatoidea : elle est bien représentée chez différentes espèces de tortues d’eau mais aussi chez des semi-aquatiques. Sont trouvés dans l’estomac et l’intestin.
- Habronematoidea : représentée par le genre Hedruris qui affecte l’intestin et l’estomac de quelques rares tortues d’eau.
- Camallanoidea : elle est bien représentée chez les tortues d’eau et présente chez quelques tortues semi-aquatiques essentiellement dans l’estomac et l’intestin.
- Dracunculoidea : elle est présente chez quelques tortues d’eau dans l’intestin, la cavité générale et le mésentère.
- Physalopteroidea : elle a une très faible incidence sur les tortues.

Les Acanthocephales

Sur 37 familles et 108 genres d’acanthocéphales présents chez les vertébré, notre recherche fait ressortir chez les tortues seulement 4 familles, 4 genres et 13 espèces (regroupés dans 3 ordres). Ne concerne que les aquatiques. L’infestation a lieu essentiellement au niveau de l’intestin

Les Trématodes

Sous classe des Monogènes
Seule la famille Polystomatidae se rencontre au niveau de la vessie, de l’intestin, du cloaque, du sac conjonctival, des cavités orales et pharhyngées.
Sous classe des Digènes
Elle est fortement représentée avec 27 familles de digènes impliquées. Elle touche de nombreux organes de tortues marines et d’eau douce.

PATHOLOGIE

Les nemathelminthes

C’est dans l’ordre des Ascaridida que l’on retrouve Angusticaicum holopteum qui pose le plus de problèmes pathologiques.
On constate un affaiblissement général, des invasions stomacales, obstructions intestinales, migrations larvaires dans les poumons, pénétration de la cavité générale et souvent infections secondaires pouvant aboutir à la mort de l’animal. Sulcascaris sulcata ainsi que Anisakis sp. Sont également cités dans des problèmes d’ulcères avec affaiblissement de l’animal.




Quelques espèces de l'ordre des Spirurida se retrouvent dans les granulomes stomacaux, des kystes dans le foie, le mésentère avec des nécroses associées. Dans le même ordre, Dracunculus sp. peut-être responsable de la formation de nodules avec libération de formes de dissémination du parasite, présence de larges lésions pulmonaires granulomateuses associées à des filaires dans les vaisseaux sanguins.
Les Acanthocephales

La pathologie associée à ces helminthes est essentiellement traumatique.Ils peuvent créer des lésions dans le tractus digestif.

Les trematodes

La bibliographie ne mentionne aucun caractère pathologique dû aux monogènes.

Chez les digènes c'est principalement la famille des Spirorchidae qui manifeste le plus de cas pathologiques chez les tortues marine. Les adultes résident dans le système vasculaire. Les oeufs sont disséminés dans tout le corps. L'infestation peut atteindre les organes suivants : estomac, intestin, testicule, poumons, coeur, reins, foie, pancréas, cerveau, rate, vessie, yeux et glande sécrétrice de sel.

Conclusion

Les helminthes présentent un vaste sujet d'étude. Traité essentiellement chez les tortues sur l'aspect taxinomique, il existe aussi des données sur la pathologie, trés fréquente en captivité. Il est également important aujourd'hui d'évaluer l'impact des transmissions d'helminthes entre tortues d'espèce différente souvent mélangée en captivité avec le risque de contamination possible de torties sauvages. Mais il reste beaucoup de choses à étudier et à éclaircir quant à la relatin exacte entre l'hôte et le parasite, notamment pour certaines espèces parasites qui semblent parfaitement tolérées par des chéloniens sauvages.


Dernière édition par Mariel le Mer 30 Avr - 21:08, édité 3 fois
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Claudine
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MessageSujet: Conférence sur les TORTUES du 19 avril 2008 - Le Mémoire   Jeu 24 Avr - 12:20

Ce Mémoire sur les tortues de l'Institut Océanographique Paul Ricard publié à l'occasion de la conférence sur les tortues qui a eu lieu à Nice, au Parc Phoenix, la semaine dernière et qui fait 86 pages est encore disponible.

Il peut être obtenu en envoyant un chèque au nom de:

Les Amis du Parc

et en l'envoyant à l'adresse suivante:

Parc Phoenix - Pole Animalier
405 Promenade des Anglais
06000 NICE


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Peinture sur porcelaine
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Mariel

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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Sam 26 Avr - 0:34

Je suis en train de regrouper les commandes..... car je peux aller les chercher et les envoyer.
j'en ai déjà 5 en commande, si vous souhaitez l'avoir aussi merci de me MP.
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Xav



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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Sam 26 Avr - 21:48

à combien est il?
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Mariel

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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Mer 30 Avr - 21:48

LE SITE D'ACCUEIL DES TORTUES DE FLORIDE DU PARC PHOENIX Nice

Pierre Escoubet

Introduction :
Le terme "tortue de Floride" regroupe les genres Trachemys, Pseudemys, Graptemys et Crhysemys. L'espèce Trachemys scripta est divisée en 16 sous espèces dont Trachemys scripta elegans, caractérisée par une tâche de chaque côté de la tête, qui varie du jaune au rouge, en passant par l'orange.

Historique

En 1975, la Food and Drugs Administrations, aux Etats Unis, a interdit le commerces des tortues de Floride, soit plus de 10 millions de sujets, pour des raisons sanitaires. Les fermes de production se sont alors tournées vers l'exportation. c'est ainsi qu'en France, plus de 4 millions de tortues ont été importé entre 1985 et 1994, avec un pic de presque 2 millions entre 1989 et 1990.

De nombreux propriétaires ont décidé de se débarasser, quelques années après, de leur tortue, devenue trop encombrante ou jugée trop agressive pour les tendres doigts des enfants.

Afin de limiter les lâcher intempestifs dans la nature, l'Union Européenne a décidé d'interdire leur importation, en 1997 et en France, depuis décembre 2005, tout détendeur d'une de ces tortues doit la déclarer à la Préfecture.

Entre temps, les premiers récepteurs de ces animaux ont été les zoos, les aquariums et les plans d'eau naturels. Ces établissements ont du créer de nouvelles structures permettant l'accueil et le maintien dans de bonnes conditions des tortues. La création et l'ouverture de telles structures répondaient à une urgence. Dès les premiers mois, plus de 300 tortues avaient été réceptionnées dans le site du parc Phoenix. Dans le même temps, à Marineland, un nombre quasiment identique de tortues avaient été aussi apporté.

LE SITE DU PARC PHOENIX

C'est en juin 1994 que s'est ouvert le Site d'Accueil des Tortues de Floride du Parc Phoenix grâce à l'initiative et la ténacité de Louis J. DEMAY, chargé de recherches muséales au Muséum d'Histoire Naturelle de Ice et responsable des acquariums du Parc Pheonix.

Ce site est composé de trois secteurs :

L'enclos principal de 40M2, 6m2 de sruface sèche et 10M3 d'eau. Ses berges sont peuplées d'iris d'eau, de noisetiers pour l'ombre et les bords supérieurs son peuplés de lauriers roses. Les murs, en rondins, sont recouverts d'ampélopsis.

Le fond du cours d'eau est en gravier grossier, dans le cours d'eau, des aires de repos au soleil, ont été créées par des pierres plates.

Les grilles sont nettoyées réuglièrement afin d'éviter leur colmatage par les débrits végétaux. l'eau coule constamment et est traitée par la station de filtration du lac central.

Le bassin la serre centrale 0,5m2 au sec, volume d'eau = 0,3m3...sert à la conservation des petites tortues ou des espèces sortant de l'ordinaire. L'eau est filtrée sur sable.

Le local de quarantaine est partagé avec celui de l'aquarium. Trois aquariums, en circuit ouvert, peuvent être utilisés.

Les tortues sont conservées trois semaines dans ce local, après un passage dans un bain de sésingection et observation de leur état de santé. Les rotures sont ensuite mises soit dans lenclos, soit dans le bassin de la serre.

Malgré les précautions prises pour les conserver dans un endroit clos, une trentaine sont actuellement sur les bords du lac extérieur.
Leur arrivée dans cette zone est due à des lâchers par des particuliers, des évasions de l'enclos, aumoment de la ponte, grâce à l'ampélopsis et ensuite aux néaissances.

Le financement du fonctionnement de ce site est assuré par le budget alloué au pôle animalier par la ville de Nice.Il en avait été de même pour sa construction.
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Bellonie

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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Jeu 1 Mai - 9:19

Xav a écrit:
à combien est il?

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Mariel

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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Mar 6 Mai - 20:54

C'est la suite du Parc Phoenix.... Wink



Aujourd'hui, le rythme de récupération est toujours aussi important et présente de temps en temps des surprises dans les animaux amenés. Un certain nombre de tortues, présentes sur le parc, provient des saisies réalisées par les administrations (douanes, polices) ou des pontes..

OBSERVATIONS

Dans l'enclos, les tortues sont soumises aux conditions climatiques de notre région. Elles ont subi une période de gel, en hiver 2005, sans dommage.
Elles sont nourries deux à trois fois par semaine de mars à novembre, avec des croquettes pour chat aux poissons et des fruits et légumes frais. En hiver la distribution de nourriture est pluos aléatoire et dépend des conditions climatiques.

Dés la mi-mai, les tortues présentent des signes d'intense activité. Elles sont capables de tous les exploits d'escalades, d'entêtement et d'obstination, soit pour sortir de l'encos, soit pour accéder à l'étage supérieur qui est en terre meuble. Elles se préparent à pondre.
En 2007, 37 nids ont été observés dans l'enclos avec 7 et 12 oeufs par nids.
Les pontes arrivent souvent à terme, de nombreuses petites tortues sont ainsi retrouvées sur le parce.

CONCLUSION

La conservation de ces tortues à l'extérieur, en climat méditerranéen, ne pose aucun problème mais les tortues relachées sauvagement dans la nature peuvent se reproduire et interférer fortement avec les tortues locales.
Le développement de centres de récupération de tortues de Floride et assimilées, reste encore d'actualité, tant que les derniers animaux arrivés, avant la fermeture des frontières, sont vivants.
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Mariel

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MessageSujet: Re: Résumés de la Journée biologique parc Phoenix Nice   Mar 6 Mai - 21:35

LA PROTECTION DES TORTUES DANS LE MONDE

Bernard DEVAUX
Fondateur du Village des Tortues de Gonfaron, expert UICN, naturaliste, écrivain.

Sur les 310 espèces de Chéloniens actuellement décrites, les deux tiers sont considérées comme menacés, et plus de quarante en voie de disparition. Ce sont surtout les espèces des pays asiatiques qui sont en forte régression. Les menaces proviennent principalement des activités humaines, et du nouveau statut d'animaux de compagnie qu'on leur affuble. Ces paisibles Chéloniens, nés il y a 230 millions d'années, et qui ont survécu aux dinosaures, sont soumis depuis deux ou trois siècles à la pression constante du commerce animalier. De plus rapportées de pays exotiques ou de zones de guerre, il y a un siècle, domme le Moyen Orient ou le Maghreb, elles ont donné aux Européens le goût des tortues de jardin et son considérées comme des jouets vivants par nombre d'enfants.
Ces tortues ramassées finissent dans des terrariums aux 4 coins du monde.
Le commerce animalier est devenu la 3ème source de revenus après les armes et la drogue.

Mais ce qui pèse plus encore sur les tortues, est leur statut d'animaux consommabes. En Chine et dans toute l'Asie du Sud-Est, les tortues font partie du symbolisme fondamental des religions ou des cultures locales. Elles ont de tout temps été admirées comme totems, représentantes des ancêtres, médiatrices avec les divinités, et elles sont censées dispenser fécondité, longévité, bonheur et paix sociale. Quand ce n'est pas leurs vertus aphrodisiaques ou médicinales qui sont mises en avant.
On pense qu'elles donnent de la vigueur, qu'elles guérssent des fièvres, qu'elles facilitent la survie des gens âgés, ou la fécondité des jeunes filles. Des sportifs boivent le sang des tortues molles avant les compétitions, pour acquérir force et endurance.
C'est ainsi que dans la plupart des pays de cette partie du monde, les tortues sont largement utilisées pour se nourrir et pour se soigner.
Ce sont surtout les tortues d'eau qui sont sacrifiées, cuites en bouillon ou transformées en ragoût et onguent divers.
Mais certaines tortues de terre, ramassées dans les bois et déserts d'Asie, finissent également dans les bocaux des pharmaciens, ou dans les casseroles des restaurants.
La Chine a presque totalement éradiqué de son territoire des dizaines d'espèces présentes autrefois mais depuis quelques décennies elle pille toute la faune chélonienne des pays voisins. Des collectes sauvages permanentes, importantes, dévastent ainsi le Vietnam, le Laos, l'Inde ou la Thaïlande. Des camions remplis de reptiles (surtout des tortues mais également des lézard et de nombreuses autres espèces) franchissent en permanence les frontières et font vivre des centaines de grossistes, petits marchands et autres trafiquants de chair animale.

Les facteurs d'aggravation de cette situation est le développement rapide des moyens de transports (avions, bateaux, trains...) du tourisme.....
Internet qui contribue également à faciliter les ventes et les traffics.

Le cas des tortues marines est particulier. Elles sont ramassées depuis des siècles par les pêcheurs, et elles sont souvent consommées au retour de la pêche. Tout est bon à manger dans cette tortue, malheureusement pour elle. On utilise ses oeufs, son foie, sa chair, son huile, mais également ses écailles et sa carapace.
Longtemps elle a fait vivre des communautés insulaires ou isolées comme dans le pacifique, dans les Caraïbes ou dans l'océan indien. De nos jours encore.
Au milieu du siècle dernier les scientifiques ont cherché à éviter ces massacres et ces ramassages, et ils ont réussi à imposer des réglements internationaux pour les sauvegarder. La Convention de Berne et l'UIN ont mis en place un organisme de contrôle du commerce international, nommé CITES, examine le statut de toutes les espèces. Les animaux sont classés en plusieurs Annexe (I, II et III) selon l'état de leurs populations. Toutes les tortues marines par exemole sont classées en Annexe I et ne peuvent être ramassées, déplacées, naturalisées, vendues, et donc tuées ou consommées.
Cette protection intégrale finit par être respectée et on a vu certaines espèces reconstituer leurs effectifs, comme dans le Golfe de Guinée ou en Guyane.
D’autres menaces pèsent sur la faune chélonienne et son tout simplement liées aux activités humaines et à la démographie sans cesse croissante partout dans le monde.
L’utilisation du charbon de bois, l’extension des cultures, le déboisement, finissent par éradiquer les espèces sauvages. De plus s’ajoutant des évènements ponctuels comme les incendies et en quelques décennies une espèce isolée, de faible effectif, peut disparaître. Les tortues d’Hermann des Albères françaises, par exemple, ont été éradiquées par un incendie important en 1986 et désormais il n’y a plus de tortues d’Hermann entre l’Espagne et le Var.

En Provence, la construction des autoroutes, des villages de vacances, des golfs, mène à la disparition de la th. En Grèce, les incendies et le tourisme ne laissent plus beaucoup de place pour les tortues marginées. Dans le Maghreb, les tortues grecques sont ramassées par milliers, et vendues dans les souks. Les scientifiques constatent qu’elles disparaissent du milieu naturel, dans tout l’Atlas et autour de Marrakech.
Quant aux tortues d’eau, elles souffrent de la pollution, du formatage des cours d’eau, du bétonnage des canaux et de l’assèchement des marais et en plus elles sont concurrencées par des espèces importées, plus vigoureuses, plus expansionnistes, les « tortues de Floride »……..

Lors des congrès internationaux sur les tortues, les experts, présentent des états des lieux alarmants. Dans le monde entier, la situation est gravissime pour ces espèces et on constate chaque année que de nouvelles populations sont touchées.
Il faut donc trouver des solutions rapidement et les spécialistes tentent d’enrayer ce phénomène en imaginant des processus nouveaux.

Mr Devaux dit : je cite : deux faits me paraissent positifs. Le premier est la conscience globale de la disparition des espèces et l’urgence d’agir.

Le développement de la biologie de la conservation est également une belle avancée scientifique. Désormais on étudie les espèces dans leur milieu et on essaie d’en protéger les effectifs. Les biologistes travaillent sur le terrain avec les villageois et populations locales, et tentent de concilier les besoins des communautés locales et la sauvegarde des animaux. La plupart des études et des publications, de nos jours, se rapportent aux sciences de la nature et à la sauvegarde de la biodiversité.

La meilleure méthode aujourd’hui, pour venir en aide à une espèce menacée, est de créer une association, puis de s’entourer de spécialistes et de naturalistes courageux. Ensuite, essayer de comprendre quelles sont les causes de raréfaction de tel ou tel animal, en réalisant des recensements et de nombreuses enquêtes naturalistes. Ensuite il faut élaborer un programme et chercher à le financer. Pour cela, on peut faire appel à l’Etat, à des sponsors ou bien faire appel directement au public, en ouvrant des centres de protection comme il est ait au Village des Tortues. De cette manière on arrive à bien développer des projets solides acceptés par tous, soutenus par une région, et qui donnent des chances à la faune locale.

D’après Mr Devaux, il y a 4 manières de mener des campagnes de sauvegarde :

- la première est de protéger les milieux grâce à la création de parcs ou réserves, la mise en défens de zones importantes, la maîtrise foncière des territoires où vivent les espèces, et même des achats de terrains.

- la deuxième est de sensibiliser le grand public (les enfants des écoles mais aussi les adultes) aux grands principes de protection en utilisant les livres, les conférences, l’éco-tourisme et les actions médiatiques.

- La troisième est de réaliser de nombreuses études et recherches car on ne protège bien que ce que l’on connaît bien. Il faut donc mettre en place des sujets d’étude et les financer.

- Enfin, quatrième point, en dernier recours ; procéder à des élevages et ensuite à des réintroductions, afin de recréer des populations in natura, comme cela est pratiqué sur plusieurs espèces dans le monde. Les programmes menés par exemple aux Galapagos ou dans l’Océan Indien, comprennent à la fois une protection des milieux, de l’éco-tourisme, des travaux scientifiques, et des élevages destinés aux renforcements de population. Ils sont efficaces et ont sauvé les diverse espèces de tortues géantes qui étaient en fort mauvais état il y a trente ans.


Mais ces 4 points n’ont de sens que si le statut de l’animal a évolué , et s’il n’est plus considéré comme un animal de terrarium ou de jardin, ou pire, comme de la viande de brousse. C’est donc tout un travail de sensibilisation qu’il faut mener, pour une espèce ou qu’un groupe d’espèces change d’image et que le public s’y intéresse. Cela nécessite de longues années d’information, des éditions de livres, de DVD, de nombreuses actions dans les médias et une constante pédagogie. Le message principal, à la SOPTOM, est que les tortues sont des animaux sauvages et pas du tout des animaux domestiques et qu’elles ne sont pas faites pour la captivité. Le commerce animalier doit être mieux règlementé et surveillé et qu’il doit réduire son activité et non la développer. Il faut sensibiliser les pays en voie de développement en créant chez eux, des petits centres de démonstration, pour mieux faire connaître les espèces. Répéter que les tortues appartiennent à tous, qu’elles représentent un bien inaliénable et une richesse pour le pays et pour ses habitants. Quand on aura donné une autre image des tortues, on aura fait une bonne moitié du chemin vers leur conservation.

On peut également agir par exemple par son comportement. Par exemple quand on voyage dans les pays asiatiques, il faut absolument refuser de manger dans les restaurants des reptiles ou autres animaux proposés aux convives. Si les clients refusent, les menus se modifieront et des aliments mis en avant par snobisme, finiront par paraître démodé ou obsolètes.


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