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 Sur les traces deDarwin

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rénald

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MessageSujet: Sur les traces deDarwin   Mar 3 Nov - 12:41

Expédition aux Galápagos Sur les traces deDarwin le journal du CNRS

En pleine année Darwin, le paléontologue Sébastien Steyer et son équipe ont refait l'extraordinaire voyage du naturaliste aux Galápagos. Le but : observer la faune et la flore, uniques au monde, de l'archipel et tâcher de comprendre comment la théorie de l'évolution a fait son chemin dans l'esprit du célèbre naturaliste.


28 juin. Soirée pluvieuse dans la mangrove. Au retour, juste avant la nuit, surprise : un iguane marin en train de manger non pas une algue mais une plante grasse terrestre ! » L'auteur de ces lignes, consignées dans un carnet de voyage illustré, est Sébastien Steyer, paléontologue au Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements1. Le 25 mai dernier, il s'est envolé pour une expédition de quinze jours aux îles Galápagos. « Avant mon départ, raconte-t-il, mes collègues n'arrêtaient pas de me dire : “ Que vas-tu donc faire aux Galápagos ? Il n'y a pas de fossiles ! ” Mais je n'y allais pas pour faire mon travail habituel de paléontologue. Un des principaux objectifs de cette mission était de marcher sur les pas de Darwin afin de mieux comprendre comment a germé sa fameuse théorie de l'évolution. »
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© Agence Marque Déposée
Les scientifiques observent une coulée de lave très récente. Elle n'a que quelques mois et témoigne de l'activité volcanique permanente de l'archipel
.

Dans l'équipe de Sébastien, il y a Samuel Martin. Biologiste de la conservation, il est également directeur de la Ferme aux crocodiles de Pierrelatte, dans la Drôme, une ferme éducative abritant des espèces exotiques, qui a financé l'expédition2. Du voyage également : Frédéric Pautz, botaniste, Béatrice Langevin, vétérinaire herpétologue3, André Servan, producteur et réalisateur ainsi que sa femme Myriam, photographe animalier. Dès l'arrivée à l'aéroport, le ton est donné : tout le monde passe par un pédiluve pour se débarrasser d'éventuels insectes, graines et autres espèces qui pourraient envahir l'archipel. C'est que le gouvernement équatorien prend d'extrêmes précautions pour préserver la biodiversité si particulière de ce chapelet d'une quinzaine d'îles volcaniques. Elles constituent en effet le parc national des Galápagos, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978. Sur ces terres sacrées qui baignent dans les eaux turquoises de l'océan Pacifique à mille kilomètres au large de l'Équateur, les six compagnons de route ont refait une partie du voyage de Charles Darwin. Un voyage entamé il y a 178 ans, le 27 décembre 1831.
Ce jour-là, le naturaliste, âgé de 22 ans, embarque sur le HMS Beagle, pour un périple de cinq ans autour du monde. Issu du milieu conservateur de la bourgeoisie victorienne et anglicane, Darwin est alors encore créationniste et fixiste : il est persuadé que les êtres vivants ont été créés par Dieu et qu'ils n'évoluent pas. Mais au fil de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, il va commencer à avoir des doutes. En 1835, son séjour de cinq semaines aux îles Galápagos, à l'époque appelées les îles enchantées, ne fera que les renforcer.
« On le comprend ! Les îles Galápagos constituent un véritable laboratoire évolutif, témoigne Sébastien Steyer. On sait aujourd'hui que tous les êtres vivants qui sont arrivés sur ces îles, notamment grâce à une convergence exceptionnelle de courants marins, se sont adaptés à l'île sur laquelle ils ont atterri. Les quinze îles principales ne sont pas connectées entre elles et toutes sont différentes. Du coup, on y croise un grand nombre de formes diverses au sein d'une même espèce. Prenons l'exemple du pinson endémique de l'archipel : on rencontre pratiquement autant de formes de bec qu'il y a d'îles. Darwin a forcément fait le lien entre cet oiseau, avec son type de bec donné, et le type de végétation disponible sur l'île où il vit. Cela a dû contribuer à renforcer ses soupçons sur le créationnisme. »
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Darwin a rejeté à plusieurs reprises un iguane marin au large. A chaque fois, il revenait sur la côte. Darwin émit l'hypothèse que les iguanes marins étaient d'origine terrestre.


L'équipe est bien sûr allée à la rencontre d'une autre espèce endémique des îles enchantées : l'iguane marin, ce lézard de couleur noire cendrée, au faciès couvert d'écailles et au corps surmonté d'une longue crête, que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. À l'observer, les scientifiques ont noté, comme Darwin auparavant, sa grande similitude avec son cousin l'iguane terrestre, que l'on rencontre sur certaines îles. « Comme lui, l'iguane marin se nourrit, en plus des algues, de Sesuvium, une plante terrestre qui pousse au bord de la lagune, explique le paléontologue. Il passe également beaucoup de temps sur terre, à se réchauffer sur les rochers noirs. »
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Au centre de biologie de la conservation, les scientifiques étudient un échantillon de plus de cent tortues.


Autre espèce emblématique des Galápagos : les tortues géantes. Les chercheurs les ont observées en milieu protégé, au centre Charles Darwin de biologie de la conservation. Mais cette visite avait surtout pour but le rapprochement de ce centre très actif avec la Ferme aux crocodiles et le CNRS. Un rapprochement fructueux : le centre équatorien vient d'offrir à la Ferme huit jeunes tortues qui partagent aujourd'hui la vedette avec 350 spécimens de crocodiles.
De retour, Sébastien Steyer a déjà plusieurs projets en tête : d'abord la publication de son carnet de voyage4. Et puis, si possible, une nouvelle expédition en collaboration avec la Ferme aux crocodiles. Cette fois, pour suivre les traces de Bougainville…

Ulysse Fudour
>> En ligne :
Dossier Sagascience : “Darwin. Le voyage d'un naturaliste autour du monde” [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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http://www.tortuetetue.fr/
 
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